dimanche 30 janvier 2011

Quitter la Patagonie...

Et voilà, une autre étape du voyage qui se termine avec le départ de Bariloche pour Iguazu dans l'extrème nord du pays en pleine zone tropicale... un petit bilan de blogger avant de passer à autre chose...
En Patagonie, on a aimé:
Les paysages fabuleux, les lacs turquoises, les montagnes;
L'immensité de la pampa;
Voir les animaux dans leur habitat;
Les routes sans réelle limite de vitesse (pas de policiers...);
Les longs couchers de soleil;
Les feux de circulation qui passent du rouge au jaune pour annoncer le vert;
Les arbres géants des parcs nationaux;
Le prix du vin de qualité;
La cerveza en bouteille d'un litre;
El carne! Vraiment ce sont des pros de la parilla (cuisson sur charbon);
L'accueil des argentins;

Le guide du Routard écrit:
"la Patagonie est l'un des territoires du monde les plus marquants à visiter" et effectivement, il y a ici un petit quelque chose qui nous fascine et nous chamboule...

Y paraît que de plus en plus de personnalités viennent s'installer en plein coeur de ces immenses espaces: le patron de CNN, la famille Benetton (est devenue le plus grand producteur de laine), Florent Pagny  et même Sylvester Stallone...On les comprends et avec un hélico ou un jet privé et quelques bidous en trop, on ferait pareil!!!  AOSyMXXX



vendredi 28 janvier 2011

Suissargentine...

24 janvier: départ Puerto Madryn 21h30
25 janvier: arrivée Bariloche 11h15

Une petite partie de la plage de Puerto Madryn
Finalement on a quitté notre beach micro-onde pour retourner sur le bord des Andes et tout près du Chili. Un retour dans la nature dans tout ce qu'elle a de plus beaux à offrir...

On considère que c'est l'endroit le plus visité, hiver comme été, on la considère même comme la suisse de l'Argentine. Bariloche qu'elle s'appelle cette cité sise sur les bords d'un majestueux lac dans une des plus belles régions de ce grand et superbe pays.





 

 On y fait du ski l'hiver (mai, juin, juillet, août...) et du trekking l'été (décembre, janvier, février...) . Le seul petit problème c'est qu'au centre-ville on a encore l'impression d'être à St-Sauveur ou dans un autre bled touristique du genre... pas facile de sortir des circuits dédiés aux touristes...

Pourtant on fait des efforts... faut dire que le cadre est absolument sensationnel, encore là mon père qui se prétend fou des montagnes en aurait pour son argent avec les sommets enneigés qui nous entourent... Les lacs, alimentés par des glaciers, sont d'un bleu turquoises et regorgent de truites... un paradis pour les amants de la nature... faut sortir des villes et on s'est donné beaucoup de mal pour en profiter même si les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous...

AOXXX


Pas toujours facile de faire des choix











Avant de partir, nous savions qu'il nous serait impossible de tout voir ce que l'Argentine à a offrir et à Puerto Madryn nous avons eu un choix à faire: monter au nord ou il fait encore plus chaud (déjà qu'à 11h le matin on devait longer les murs à la recherche de l'ombre) et ou il n'y a que la plage et plus haut Buenos Aires ou on va à l'ouest, c'est-à-dire retour vers les montagnes et les lacs.  On a choisi l'ouest en sachant qu'on risquait de ne pas être ébloui comme nous l'avons été jusqu'à maintenant, le Routard était très clair, Bariloche c'est la Suisse d'il y a 30 ans, et c'est vrai. 


Par contre, ça n'enlève rien aux splendides panoramas que nous avons eu la chance de voir.  Nous avons loué une auto 2 jours afin de fuir les touristes de Bariloche et malheureusement, comme André l'a mentionné, ils nous ont suivis.  Nous sommes allés à San Martin de los Andes par une journée ensoleillée mais venteuse et froide, de plus la route situé dans un parc national nécessitait un 4x4 alors on a viré de bord et pris l'autoroute et fait 100km de plus.

 Nous sommes arrivés trop tard pour faire un petit treck, même pas plaisant de marcher sur la rue principale San Martin, trop de monde et pis je grelotte, pas préparée à avoir froid.  Aujourd'hui, nous avons fait la fameuse route des 7 lacs: maginifique panorama, des lacs immenses, leurs couleurs rivalisent avec les plus belles mers et des montagnes enneigées, les maisons sont en bois ronds et en pierre, André a bien raison, on se croirait au Québec en juillet.

Une casa de la campagne de Bariloche

Comme je me doutais que nous serions plus ou moins surpris par cette région, je ne voulais pas terminer le voyage sur cette note, alors j'ai demandé à André de faire un saut au nord pour finir ce voyage mémorable.  Dimanche nous entreprenons un long périple, 20hrs de bus pour Buenos Aires (on avait pas le choix, aucune place sur les avions) et 1h30 d'avion pour Iguazu, pour aller voir les chutes, nous y serons 3 nuits.

Les heures sont maintenant comptées, dans une semaine nous serons rentrés!!! sniff

SyM XXX

dimanche 23 janvier 2011

La pouponnière de la Patagonie

18-01 Arrivée Puerto Madryn
21-01:  Péninsule de Valdès
et jusqu'au 24-01:  farniente!!

Puerto Madryn, est un village de vacances: immense bord de mer, magasins, hôtels, restos en quantité, tout y est.  D'ailleurs, y paraît que c'est la ville océanique la plus vivante de Patagonie.  Je n'ai pas vu les autres mais je dois avouer que ça bouge ici, hier soir à minuit, des enfants (de tous âges) grouillaient dans tous les sens, en poussette, en roller-blade, en planche à roulette, à bicyclette, les autres étaient dans les manèges ou encore sur les trampolines... Complètement fou!  Il faut dire que l'après-midi il fait tellement chaud (hier 36C à l'ombre) que je les voient difficilement courir alors ils se reprennent en soirée... J'imagine que ça fait parti des moeurs argentins d'aller promener bébé après son somme de fin de journée jusqu'au petites heures du matin pour qu'il puisse dormir le plus lontemps possible le lendemain...
Parlant de dormir, notre "hostel" (auberge de jeunesse avec jolie chambre privée) est situé tout près d'une disco, devinez ses heures d'ouverture ? de 01h00 à 06h00...chick a boom, chick a boom...une vrai machine à laver!!! Vive les bouchons d'oreilles! :-)))

Finalement, Puerto Madryn, comme André m'a dit à notre arrivée, c'est comme un gros Old Orchard, pas tout à fait notre genre d'endroit.  C'est quand même bien de s'y arrêter après notre périple au bout du monde et aux glaciers, ça réchauffe et nous permets de reprendre notre souffle pour le dernier tiers du voyage. 

Vamos à la playa mi amor!!!
SyM XXX

  


André vous écrit de la salle de séjour
Bonne affaire que de s'arrêter dans ce petit Cancun argentin. On y refait le plein d'énergie en plus de profiter d'une des plus belles plages qu'il nous a été donné de voir.  On a enfin pu se baigner dans l'Atlantique Sud ce que nous n'avions pas encore fait de tout le voyage. Faut dire que nous retrouvons aussi des températures nettement plus estivales... Même Sylvie a fait trempette dans une eau relativement froide sur une plage ou la marée montante prend tout le monde de vitesse, elle passe de 500 pieds de largeur à quelques dizaines en très peu de temps... On est bien ici finalement... On bouffe bien... le vino est délicieux... la vie est belle...
  
Ici, c'est avec un tracteur
qu'on sort les bateaux de l'eau!

La marée haute...










AOxxx

Safari photo à la Péninsule Valdès

Vendredi, nous avons loué une voiture pour aller à la Péninsule Valdès qui est à environ 20km de Puerto Madryn.  Nous avons fait cette excursion avec une charmante française, Elvina, qui à 26 ans, se paie une année sabbatique autour du monde.... La CHANCEUSE!

Cette péninsule de 97km de large par 63 de long est reconnue par l'Unesco, c'est le seul endroit au monde qui accueille une éléphanterie marine avec des petites bêtes de 6m de long pouvant peser jusqu'à 3 tonnes.  De plus, c'est ici qu'environ 800 baleines franches australes viennent de juillet à décembre pour mettre bas et élever leur baleineau à l'abri des prédateurs.  Parlant, prédateurs, nous avons attendus une bonne heure qu'un orque se présente à la pointe nord de l'île afin de venir chercher son dîner, il avait le choix: otaries, lions de mer et leurs miliers de bébés, dommage, se sera pour une autre fois...

Ça lézarde! les mâles machos se donnent des coups de gueules
(ils ont des harems de plus de 3 femelles) et leurs cris ressemblent à des bêlements de moutons...

La colonnie de lions de mer et famille

Après le mot d'André, quelques photos de ce que nous avons vu en parcourant 400km sur une route de graviers...merci à mon super chauffeur!

SyM XXX

Des bébés pour tout le monde

On a vu des bébés lionceaux de mer, des bébés éléphanteaux de mer, des bébés pingouins de Magelland, un petit renard, des bébés oiseaux, une drôle de petite bête parente du char d'assaut (voir photo plus bas), des petites autruches, des familles de guanacos et beaucoup de bébés humains qui visitaient les sites avec leurs parents humains, on est en plein coeur des vacances scolaires estivales ici. De plus, c'était  la bonne expédition à faire avec deux filles qui aimaient tout ce qu'il y avait des bébés...  Une journée de 460 kilomètres dont 350 en gravier le tout réalisé quant même à bonne vitesse... on doit se fier à son chauffeur...

Curieux comme la nature a pû être à la fois généreuse et chiche dans cette partie de la planète. Ce désert impitoyable qu'est la pampa, que nous avons cotoyé pendant des milliers de kilomètres, n'offre strictement rien aux humains pour y vivre, pas d'eau, de forêt, que du vent et des bosquets. À peine quelques bestioles merveilleusement bien adaptées y survivent. Cependant avec la mer, certains îlots foisonnent de vie offrant aux animaux parmi les plus exotiques au monde, des conditions idéales assurant leur survie et leur reproduction.

L'humain a bien failli encore tout gâcher dans bien des cas (plus de 250 000 lions de mer ont été massacrés sur ces côtes en quelques décennies sans parler de la chasse aux baleines qui y a longtemps été toléré) mais les fantastiques facultés de résilience de ces colonies, jumelées à une prise de conscience des autorités et à la montée du tourisme ($$$) écologique nous permettent de profiter de ces merveilles. Merci Argentine, merci la nature, les événements vécus ici resteront certainement inoubliables.

AOXXX

À Puerto Piramides, une autre colonnie de lions de mer


Malheureusement, je ne sais pas comment ça s'appele!


Naturellement, des pingouins!


Choique: un cousin de l'autruche



Dommage on le voit mal, il y a un petit renard sur la photo!
 

Ben oui... des boeufs! Il y avait aussi des moutons, mais bon!



Des guanacos, cousins du lama!

Une "saline", un blanc éclatant!



jeudi 20 janvier 2011

Bienvenue à Pingouinpolis

16-01 (16hrs): Bus El Calafate vers Trelew
17-01 (16hrs): Arrivée Trelew
18-01 : Punta Tumbo (Pingouinpolis)


À ce qu'on dit (bien que les argentins aient tendance, comme tout bons latins à exagérer) ils sont plus d'un million et se sont installés là au milieu des années quarante. Ils ont leurs boulevards, leurs rues, leurs quartiers et leurs habitations qu'ils récupèrent chaque année après des vacances en famille de quelques mois sur les côtes brésiliennes.

Un guanaco
Avec l'océan Atlantique tout près, ils ont un formidable garde-manger et peu de prédateurs qui troublent leur quiétude. Ils semblent avoir bon caractère et cohabitent avec les moutons, les guacamoles... non plutôt les guanacos version lamas patagonais et de petits rongeurs qui ressemblent à de petites souris pas de queue...

Les visiteurs humains qui ont le privilège de les visiter doivent montrer patte blanche et s'en tenir strictement aux sentiers qui leur sont assignés tout en laissant priorité aux résidents qui se foutent pas mal des balises imposées à ces grands visiteurs qui n'ont pas rapport dans le paysage...


C'est que Punta Tombo, c'est le nom de la pingouinpolis, est l'endroit de reproduction des pingouins de Magelland et nous arrivons en pleine période de fin d'élevage, moment ou les bébés perdent leur duvet et se préparent pour le grand voyage au Brésil.

Les parents sont extrèmement affairés, effectuant à tour de rôle des aller-retour à la mer pour nourrir ces rejetons qui ne demandent visiblement qu'à se goinfrer. Ils nous passent presque entre les jambes dans un va et vient incessant.Ces petits êtres noirs et blancs en costume de soirée et à la démarche tanguante sont à vrai dire plutôt sympathiques surtout avec leurs bébés (Sylvie a beaucoup aimé...).

 Le plus impressionnant, c'est d'en voir des milliers se déplacer dans toutes les directions, en plein désert puisqu'ils s'installent dans des trous sous les maigres bosquets qui composent la végétation de la pampa patagonaise... De plus en acceptant notre présence, ils font un cadeau aux argentins vivant à cet endroit... s'ils n'étaient pas là il est certain que personne n'arrêterait dans ce bled perdu, désertique, venteux et tout à fait inhospitalier...



Parmi les surprises de voyage, on a dormi dans un vieil hôtel à Trelew (prononcer Tréléou) et découvert que le bandit Butch Cassidy y avait séjourné quelque temps. Après avoir écumé les banques américaines ce dernier s'est poussé notamment en Argentine avec un bon nombre de chasseurs de prime au cul... Il s'est même permi quelques retraits directs dans la banque de la place avant de reprendre la route vers le sud...

NB de Sym: Lui au moins n'avait pas à faire la file devant des guichets "vides", et oui, le pays à un gros problème d'argent...Il nous est arrivé à plusieurs reprises de se cogner le nez à un guichet sans argent, et ce depuis le jour 1 à Buenos Aires... En plus, ils nous prennent 16 pesos (4$) la transaction pour un maximum de retrait de 1000 pesos (260$) et il faut ajouter les frais de nos chères banques canadiennes 5$... Coûteux d'avoir de l'argent en Argentine!!!

AOXXX

La Patagonie n'est pas pour tout le monde

C'est un paysage aride, sec, venteux mais combien rempli d'une faune et d'une flore exceptionnelle.  En traversant le désert patagonien, la pampa, on a l'impression de revenir au temps des colons ou des cowboys... Trelew a été fondé en 1863 par des welchs, des italiens, des portugais,etc qui se cherchaient un endroit désert pour bâtir une nouvelle vie.  Ils fallaient être fait fort pour perséverer et faire pousser du blé dans ce pays sec et inhospitalier mais qui en même temps, devient fort attachant.


Ou est le pinguoin?


Les pingouins se montrent très fort au jeu "ou est Charlie?", il faut vraiment regarder dans tous les talus pour les voir se reposer et attendre le repas rapporté de la mer par maman ou papa... 


Petite bestiole attachante et non impressionnée par les touristes, même si on envahi leur territoire, ils ne voient pas en nous des prédateurs...."Chéri, est-ce que ça ce mange du pingouin?" AO: "pas mangeable,c'est pour ça qu'ils sont encore en vie!!"

Rare, j'ai eu la chance d'être si près d'animaux "sauvages" dans leur habitat... Punta Tombo est la plus grande colonnie de pingouins au monde...c'est quand même queque chose!!!  En tout cas, à les voir se prélasser toute la journée et n'avoir qu'à penser manger et dormir, ça me donne une idée...
OK chéri, les pingouins: "coché"...  Viens-t'en on part pour la beach cet après-midi, direction Puerto Madryn...

dimanche 16 janvier 2011

En avant, marche!

12-01 Direction El Chalten (12 au 15 janvier)


Le village El Chalten










Petit village de 600 habitants à 3 hrs
d'El Calafate, on y vient pour faire de la marche en montagne et de l'alpinisme.  Le panaroma est extra, peu importe par qu'elle fenêtre mon regard se tourne, je ne vois que des montagnes.  C'est probablement l'air la plus pur que j'ai jamais respiré et ici, on boit l'eau des glaciers sans problème.   

À notre arrivée, la pluie et le vent nous ont accueillis et des israëliennes, qui partageaient notre chambre, nous ont dit que ça faisait 2 jours que ça durait.  Depuis que nous sommes ici, mère nature est de notre bord, je ne pouvais croire que ça changerait, et effectivement, elle ne m'a pas déçue.  Nous avons eu deux belles journées pour faire 2 super trecks.  Jeudi, nous avons parcouru un peu plus de 23km en 8hrs pour voir le Mont Fitz Roy (3441m).  



Poincenot, une aiguillette à gauche du FitzRoy
qui est caché par les nuages!

 

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La récompense. Piedras blancas, la base du glacier
 
 
 Malheureusement, les nuages ne nous ont pas permis de le voir dans son entier, tout le long du chemin j'ai bien espérée prendre une photo "carte postale " mais bon... Le sommet est resté la tête dans les nuages... D'ailleurs, les indiens l'appelaient le Fitz Roy Chalten (pour volcan), car les nuages font penser à une épaisse fumée.  Hier, nous avons fait la trail du Cerro Tore (3138m), une trail pour toute la famille de 20km pour aller jusqu'au lac de ce glacier qui lui aussi est resté dans les nuages. 


À la base de Cerro Torre, y vente en ta!

Les sentiers sont très bien aménagés et de façon à conserver l'état naturel au max, on traverse fôrets, ruisseaux, plaines, on longe des parois...



Livraison pour le campement!

On a vu des condors, des lamas et des oiseaux de toutes sortes.  Malgré mes mollets en feu, je suis ravie de notre séjour ici, nous repartons vers El Calafate dans 1h30 satisfaits et comblés par ce séjour au Parque Nacional de los Glacieres.  Dimanche nous mettons le cap au nord de la Patagonie, ou il fait un peu plus chaud!

SyM xxx

Un vrai trip de backpakers!

Tout un trip de backpakers que l'on vient de vivre au paradis du trekking en plus.  El Chalten a fait sa renommée la-dessus et nous en avons vu de tous les coins du monde qui se ramènent dans ce bled complètement perdu pour tripper montagne... Sylvie qui AIME LA NATURE ET TOUT LE RAGNAGNA qui va avec, était aux anges... (même après 4 heures de marche elle gardait un rythme digne des militaires en marche forcée...) 14 heures de treck en deux jours avec en bonus une chambre que l'on devait partager avec quatre autres personnes dans une auberge de jeunesse très bien tenue ... Quant à moi qui aime la nature et tout le ragna (il me manque un gna) qui va avec, j'ai vu de très belles montagnes, trois nouveaux glaciers (qui n'avaient rien à voir avec le Périto Moreno) et marché à m'en faire éclater les mollets et les articulations dans de très beaux sentiers magnifiquement aménagés...

C'est fait, trois jours dans un cadre absolument fantastique avec cependant une petite déception concernant le Mont Fitz Roy, ardoise à 90 deprés qui pointe vers le ciel à jusqu'à une altitude de 3500 mètres. Défi technique d'envergure pour alpinistes chevronnés, cette montagne que nous avons cotoyée pendant la majorité de nos randonnées, n'a pas daigné sortir de son suaire de nuages ne nous laissant voir que de partiels fragments de sa grandiose anatomie... faudra se rabattre sur les cartes postales pour l'apprécier dénudé... on a pourtant bien essayé, jusqu'à se dire finalement:

"Fitz Roy...

... qui mange d'la m..... 
AO XXX

vendredi 14 janvier 2011

L'univers en turquoise et bleu glacier

USHUAIA - EL CALAFATE (9-01 transport)
El Calafate:  10, 11, 12 janvier


On s'est tapé plus de 950 kilomètres en autobus dont 500 dans la pampa, plaine désertique morne et plate sur une route de gravier (quand je pense que j'ai déjà trouvé le trajet Drummondville - Québec long...), franchis à deux reprises (pour entrer et pour sortir) la douane chilienne hyper-chiante avec en prime un festival du tamponnage de passeport (pire que la frontière américaine, on fouille les bagages à la recherche de pommes, d'oranges et de jambons! avec des scanneurs digne de l'époque de l'aéroport Mirabel pour un trajet sans arrêt au Chili...) on a mangé dans le bus, pissé dans le bus, essayé de dormir dans le bus, vibré dans le bus, changé de bus à Rio Gallago après une heure et demi d'attente et débarqué après 20 heures de bus, de douanes, de traversier sur le canal de Magelland et autres histoires de voyage à El Calafate à 1 hre du matin complètement claqués.
En plus, le chauffeur de taxi a même essayé de nous faire le coup du tour de ville en direction de l'hôtel mais Sylvie qui avait eu le temps d'étudier! le plan de la très grande municipalité de El Calafate (une cinquantaine de rues dont la moitié ne sont ni pavées et sans indications d'aucune sorte...) a signalé tout de go au chauffeur qu'il se gourait et qu'il avait intérêt à changer de direction, ce qu'il fit sans discussion en plus d'y perdre sa propina....

C'est que nous avions un rendez-vous... avec un glacier... on a même pris 24 heures pour récupérer suite à ce périple de back-packers afin de profiter pleinement des moments à venir en plus de louer une Fiat uno (encore) pour être pleinement autonome.



Comment décrire ce que nous avons vécu par la suite... le glacier Perito Moréno fait 4 kilomètres de  large par 14 de long (plus étendu que la ville de Buenos Aires...)  ses crêtes ont une trentaine de mètres de hauteur. Sous le glacier un fleuve souterrain alimente en eau turquoise le troisième plus grand lac d'Amérique du Sud, le lago Argentino. Le parc national, magnifiquement aménagé, nous permet avec des passerelles de s'approcher à une centaine de mètres de cette fabuleuse rivière de glace qui avance de 3 mètres par jour... le dernier glacier au monde qui bouge encore, qui ne fait pas que fondre...


Le bruit de fond de cette masse grouillante est indescriptible sans oublier sa couleur.  Cette glace, qui date des temps immémoriaux a pris des teintes turquoises, bleus poudres, bleus foncés et de blanc le tout strié de marques plus foncées qui doivent marquer les centenaires si ce ne sont pas les millénaires.

Nous sommes demeurés quatre heures à le contempler sous tous les angles possibles, à l'écouter bouger, vivre, respirer... les mots me manquent... il arrive des moments dans la vie ou l'on se sent dépassé par ce que l'on voit et c'est ce que nous avons vécu ce jour là. C'est avec fracas, des masses de glaces se détachant pour tomber dans le lac, que cette immensité glaciaire nous rappelait sa présence de minutes en minutes... Franchement, c'est sans aucun doute le phénomène naturel le plus hallucinant que j'aurai jamais vu.




Il règne sur le site une étrange ambiance qui se confine au recueillement... on a presque envie de chuchoter tellement la cathédrale de glace est imposante...

C'est à regret que nous avons quitté les passerelles mais un catamaran qui nous amène à quelques centaines de mètres du mur de la portion de glace qui donne sur le lac a complété cette visite mémorable... C'est avec une réelle tristesse que nous avons quitté le Parc Los Glacieres et son merveilleux Périto Morino...

Nous avons repris la Fiat Uno et pris une nouvelle route qui s'est terminée (c'était la quatrième fois que l'on arrivait au bout d'une route en Patagonie...) dans une hascienda qui servait aussi d'hôtel...

Il y avait des moutons, des chevaux avec des gauchos et pour la première fois on a rencontré une argentine qui parlait français... au bout du monde des fois c'est rassurant...Bel endroit pour venir faire une retraite !

AOxxxx





Peut-on adopter un glacier ?

Ce fameux matin du 11-01-11, une date mémorable, André me trouvait fébrile au lever, j'avais hâte, si je m'était écouté, nous serions partis à 5h30am.  C'est pas tous les jours qu'on va voir un glacier, j'étais excitée et en même temps j'avais peur d'être déçue. Le tarif pour entrer dans le parc était passé de 60 à 100 pesos, allions nous nous faire prendre dans une trappe à touriste?  




Résultat:  une rencontre inoubliable, touchante, marquante et impressionnante!  Nous avons vu quelques morceaux s'effriter et tomber à l'eau.  Pour le spectacle, j'aurais bien aimé voir une grande plaque tomber et en même temps, je préférais que non...








Voir cette immensité, en voie d'extinction, perdre un petit morceau de glace (et oui, de la glace) me faisait de la peine, imaginez un gros morceaux, m'aurais fait mal au coeur. 
En résumé, une journée remplie d'émotions...


Près de l'hôtel, on a vu quelques flamands roses
dans les marais du lac Argentino?!

Pour ce qui est d'El Calafate, en soit, restos, cafés, petits hôtels et surtout boutiques pour touristes avec des vêtements sports griffés, toutes les marques y sont sauf Chlorofile et les manteaux Canada Goose (dont les français sont absolument fou, quand ils viennent à Mtl, ils veulent acheter un de ces manteaux fait pour du -50C).  On vient à El Calafate pour voir Périto Moreno, that's it! 






Gino, j'ai pensé à toi quand j'ai vu ces motos au glacier,
elles appartenaient à un groupe d'allemand, full équipés!

Note de la monteuse: toutes les photos ont été prises avec ma petite Canon, aucun trucage! Pas pire, n'est-ce pas? 
Sym XXX